« Ne pas s'enflammer »
Emmené par un Boris Diaw exceptionnel, Phoenix a repris l'avantage du terrain en allant s'imposer à Dallas.
Boris, cette finale face à Dallas ne pouvait pas mieux débuter...C'est très bien, on reprend l'avantage du terrain. Notre objectif était de gagner un match à l'extérieur. C'est chose faite dès le Game 1. Cette victoire ne signifie pas qu'on va se relâcher vendredi. On va garder notre concentration, prendre les matchs les uns après les autres et aborder la prochaine rencontre le plus sérieusement possible. Nous savons que Dallas va arriver vendredi le couteau entre les dents. S'ils perdent ce Game 2, ils se retrouvent en très mauvaise position.
Tu n'as pas tremblé en rentrant le shoot de la victoire à cinq dixièmes de la fin du match. Quelle rencontre !
Le plus drôle, c'est que le système n'était pas pour moi. Il était convenu que je donne la balle à Steve (Nash). C'était un système qu'on avait déjà effectué deux ou trois fois au cours de la saison. On va dire que les assistants coachs de Dallas ont bien fait leur travail puisqu'ils savaient exactement ce qu'on allait faire. Dès qu'on a eu la balle sur la remise en jeu, ils ont tout de suite annoncé notre système à leurs joueurs. Je n'ai donc pas pu donner la balle à Steve. Avec les secondes qui s'écoulaient, j'ai dû prendre mes responsabilités avec la réussite que l'on sait.
Tu termines meilleur marqueur du match avec 34 points. Ca t'inspire quoi ?
Rien de spécial, j'ai juste essayé de faire de mon mieux. Mais bon, je n'ai fait que deux petites passes décisives... (Rires) Mes 34 points s'expliquent par le fait que Dallas avait décidé de bloquer nos tirs à 3 points. Il n'y avait aucune aide sur moi à l'intérieur. J'étais assez libre. Il faut s'attendre à un réajustement de leur part pour le Game 2.
Comment analyses-tu cette rencontre ?
Ce soir, nous n'avons pas gagné de 20 points. C'était un match difficile. Dallas a montré qu'ils ne lâchaient rien et qu'ils pouvaient remonter au score même quand ils étaient menés de 10 points. On peut vivre aussi des bas au cours d'une rencontre étant donné qu'on se basse essentiellement sur l'adresse. Il ne faut donc pas s'enflammer.
Vous comptez 9 points de retard à 3'30'' de la fin du match et malgré tout, vous réussissez à l'emporter grâce à un final incroyable. Cette victoire, vous êtes allés la chercher avec vos tripes.
On ne lâche jamais rien. Cette équipe a un gros c½ur. Même dans la difficulté, on pense toujours qu'il y a la place pour revenir. C'est ce qu'on montre depuis le début de ses play-offs.
Quelles étaient les consignes d'avant match ?
Comme d'habitude, l'objectif était de jouer notre jeu. On n'a pas vraiment de consignes particulières sur nos adversaires. On essaie toujours de mettre plus de points qu'eux, ce qui ne veut pas dire que la défense n'a aucune importance. La preuve, il fallait souvent 24s à Dallas pour tenter un shoot. Et nous, derrière, on remontait le ballon en 5s pour marquer. Du rythme, toujours du rythme. C'est la base de notre jeu.
Par contre, on peut imaginer qu'il n'était pas prévu que Devin Harris marque 30 points...Il faut se méfier. Depuis la série contre San Antonio, il a pris confiance en lui. Son défaut est normalement le tir extérieur et c'est lui qui a rentré le shoot à 4s du buzzer qui permet à Dallas de prendre un point d'avance (118-117). Donc attention à ce joueur dans les matchs à venir.
La mauvaise nouvelle de la soirée est la blessure de Raja Bell. De quoi souffre-t-il ?
Il est touché au mollet. Pour le moment, on ne sait pas s'il pourra tenir sa place vendredi. On va voir comment ça évolue. C'est un joueur très précieux pour nous mais on a déjà montré qu'on pouvait s'imposer sans lui face aux Lakers. Donc s'il n'est pas là, l'équipe arrivera à pallier son absence en se serrant les coudes.




